Quand la nourriture devient réconfort

Aujourd’hui, on se retrouve pour un article sur ma perte de poids.

Comment s’est déroulée ma semaine niveau alimentation et sport ? Globalement, super !

J’étais à la montagne, nous avons fait de belles randonnées, jouer à la pétanque (j’adore !), été à la piscine tous les soirs. Ça fait du bien de bouger, surtout en extérieur.

séjour montagne

Quand la nourriture devient réconfort

Niveau alimentation, à part une matinée où j’ai dévoré (sans faim) un paquet de biscuits que j’adorais quand j’étais ado, j’ai vraiment l’impression d’avoir bien écouté mon corps.

Mais cette épisode du paquet de biscuits m’a fait prendre conscience que j’avais encore du travail à faire pour que la nourriture française, celle que j’ai côtoyé pendant des années, cesse d’être émotionnelle.

Quand je suis au Québec, je suis dans l’évitement, cette nourriture n’est pas accessible ou si peu. Revenir en France pour autant de temps m’a permis d’être confrontée à ce qui se cache sous un paquet de spéculoos.

La nourriture, pour moi, c’est souvent du réconfort.

Quand j’étais ado et que je vivais une émotion difficile comme la colère, la tristesse, la peine ou la déception, je mangeais et je me sentais mieux.

C’était un plaisir immédiat. La nourriture est disponible tout le temps et elle ne dit jamais non. Elle ne juge pas.

Le problème, c’est que lorsqu’on se réfugie dans la nourriture, on est dans la fuite, dans l’échappatoire, on refuse de ressentir certaines choses et donc de les vivre.

C’est une solution de facilité finalement, sauf qu’elle est à double tranchant.

Si, aujourd’hui, j’ai appris à gérer mes émotions et à les exprimer (la plupart du temps), il n’en reste pas moins que lorsque je vois des biscuits ou des chips (pour ne citer que ceux-là), j’ai envie d’en manger pour ressentir cette satisfaction que je ressentais ado, pour ressentir ce réconfort.

Même si je me sens bien, même si je ne vis pas une émotion difficile dans l’instant présent.

C’est ancré en moi : spéculoos = plaisir.

speculoos

Laisser la nourriture redevenir de la simple nourriture

En arrivant en France au début de l’été, j’ai entamé un processus pour enlever l’émotion, la nostalgie, le réconfort autour de la nourriture.

Comment je m’y prends ? En m’autorisant à manger ce qui me fait envie tout en essayant d’analyser ce que je ressens.

Souvent, j’anticipe le plaisir et lorsque je mange l’aliment que je convoitais, la plupart du temps, je ne ressens pas le réconfort attendu, ni même le plaisir si hautement gustatif que j’avais anticipé.

Tout ça, c’était des souvenirs, des expériences passées et je les remplace par mes expériences actuelles. Les spéculoos n’ont plus le pouvoir de me calmer, de m’apaiser, de me réconforter, de me rendre heureuse.

J’ai ce pouvoir. MOI. Et moi-seule.

Ça fait du bien de reprendre la responsabilité de ses besoins, de sa vie, en fait.

Est-ce que ça fonctionne, me direz-vous ? Est-ce que demain, si mes yeux se posent sur un paquet de spéculoos, je ne vais pas ressentir ce besoin impérieux de dévorer le paquet ?

Je ne sais pas pour les spéculoos, mais je sais que j’ai désamorcé cette association nourriture=réconfort pour beaucoup d’aliments cet été.

Je me suis rendue compte que plus l’aliment en question était chargé émotionnellement, plus il me fallait du temps pour « guérir », je devais remanger cet aliment une deuxième voire une troisième fois pour m’apercevoir que non, il n’avait plus le pouvoir passé.

Maintenant, je peux passer devant une boulangerie sans avoir le besoin impérieux de tout dévaliser.

Je peux passer dans le rayon biscuits de Carrefour ou Auchan sans me revoir ado, entrain de tenter de résister à l’appel de toutes ces sucreries pour finalement succomber.

Et, franchement, ça fait un bien fou de ne plus être dépendante de la nourriture !

La nourriture peut être source de plaisir

Je voudrais terminer en disant qu’il est quand même normal, selon moi, que la nourriture soit entourée d’émotions comme le réconfort ou la nostalgie.

Vous connaissez la fameuse madeleine de Proust ? Un morceau de madeleine et le revoici plongé dans son enfance. C’est normal et même agréable que la nourriture nous rappelle des bons moments.

Le jus d’oranges fraîchement pressées me rappellera toujours mon père par exemple, parce que chaque matin, quand je me levais, je retrouvais un verre de jus d’oranges sur la table de la cuisine.

Et il n’y a rien de mal à ça. Il n’y a rien de mal à prendre du plaisir à manger non plus.

Le problème, c’est quand manger devient incontrôlable, quand ça devient une dépendance, quand chaque jour, on a besoin de la nourriture pour se sentir bien.

Il y a tellement d’autres choses qui peuvent nous apaiser. Mais le plus important, je le répète, c’est d’accepter ce qu’on ressent, de comprendre d’où vient l’émotion et d’y répondre.

Et vous ? Y’a-t-il un aliment sur lequel vous craquez invariablement ?

(Pour ceux et celles qui souhaitent savoir si j’ai maigri durant cette semaine, sachez que j’ai décidé de ne pas me peser avant un petit moment, je veux casser cette dépendance à ma balance)

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Quand la nourriture devient réconfort

6 commentaires sur “Quand la nourriture devient réconfort

  • 1 septembre 2015 à 09:29
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    Pour moi aussi manger est un réconfort !
    Deltreylicious

    Répondre
    • 3 septembre 2015 à 08:25
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      Je crois qu’on est beaucoup dans ce cas-là (malheureusement !)

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  • 2 septembre 2015 à 12:56
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    Wow ! Les beaux progrès !

    Il faut se rendre compte que la nourriture ne peut nous donner ce réconfort ni ce bien-être que nous recherchons tant. Si nous ressentons du réconfort, c’est que nous avons une pensée de réconfort. La nourriture ne peut nous procurer une sensation de bien-être. Si c’était le cas, les spéculoos auraient ce même effet de réconfort pour tout le monde. Or ce n’est pas vrai.

    Pourquoi tant d’émotions quand il s’agit de spéculoos par exemple ? C’est la pensée que nous avons à propos de ces spéculoos. J’irais même jusqu’à dire, c’est la relation que nous avons avec la pensée à propos des spéculoos (à lire lentement ;))

    Seules les pensées nous procurent une émotion. Pensée = émotion. C’est pas du tout ce qu’on nous apprend dans la vie, nous avons innocemment été conditionnés à croire que nos émotions venaient de l’extérieur, de la nourriture, d’une autre personne etc. mais c’est un malentendu. Et lorsqu’on a conscience de ce malentendu, les choses reviennent dans l’ordre.

    En tout cas, félicitations pour ces énormes progrès !

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    • 3 septembre 2015 à 08:32
      Permalink

      Merci Sandie pour ce partage, c’est très intéressant ce que tu dis, je suis tout à fait d’accord quand tu dis qu’on a appris à se dire que ce qu’on vit, ce qu’on ressent est dû à ce qui nous entoure et non à ce qui se passe en nous, c’est comme si on se déresponsabilisait un peu en se disant, c’est pas de ma faute, c’est mon boss qui me tyrannise ! Oui, certes, mais chacun réagit différemment, à nous d’apprendre à gérer ce qui se passe en nous. On a le choix de ne pas se laisser affecter. Pas facile, c’est un long travail mais ça fait du bien de se libérer de ses chaînes.

      Par contre si effectivement, les aliments n’ont pas le pouvoir de nous réconforter totalement, les aliments sucrés jouent sur le cerveau et apportent un effet de plaisir et de relaxation, c’est en partie pour ça qu’on est tellement accros aux aliments sucrés et que les industriels mettent du sucre dans tout !

      Merci en tout cas pour tes encouragements ! 🙂

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  • 8 septembre 2015 à 15:24
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    Ah les aliments réconfort…. En fait moi, c’est le fait d’absorber qui me réconforte. Du sucré de préférence. C’est comme si c’était mon refuge… Et du coup, lorsque je fais attention à mon alimentation, il m’est difficile de ne pas déprimer. (logique). Le tout est de le savoir, de le rationnaliser, et d’essayer au quotidien de ne pas tomber dans le piège « sucre » !

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    • 8 septembre 2015 à 22:51
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      Ah le sucre, c’est une vraie drogue ! Au sens propre ! Je te comprends de t’y réfugier, il faut du temps pour s’en désintoxiquer, mais c’est faisable ! Courage !

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