Je croyais que lorsque j’aurais un corps parfait, ma confiance en moi grimperait en flèche.

Je n’ai pas confiance en moi. Je n’ai jamais eu confiance en moi. Ou si peu.

Pendant toute mon adolescence, j’étais d’une timidité maladive, je voulais être transparente.

J’ai commencé à sortir de ma coquille vers 18-19 ans.

Ça ne m’a pas empêché de passer ma vingtaine avec une confiance personnelle proche de – 312. Je croyais que lorsque j’aurais un corps parfait, ma confiance allait grimper en flèche.

Erreur. J’ai eu un corps parfait (ou en tout cas, mince) et ma confiance en moi n’a pas bougé d’un iota.

Ce n’est que lorsque j’ai atteint l’âge vénérable de 30 ans que j’en ai eu assez de me considérer comme un poil de balai-brosse et que j’ai décidé de faire quelque chose.

Aujourd’hui, ma confiance a remonté au dessus de 0, mais je travaille tous les jours pour la faire monter toujours plus haut.

J’ai accompli des choses dans ma vie dont je suis fière, j’ai réalisé plusieurs rêves. Ça aide. Mais bon sang, qu’est-ce que j’ai dû me battre pour remonter mon estime personnelle !

Quand tout commence avec des mots

Quand je regarde ma fille de 14 mois évoluer et que je vois à quel point elle a confiance en elle lorsqu’elle essaie de nouvelles choses, ça me fait chaud au cœur.

Récemment, on lui a montré comment monter les escaliers. Aujourd’hui, elle les monte sans aucun problème. Elle n’a pas peur de tomber.

Et c’est en l’observant que j’ai compris : la confiance en soi s’effrite lorsqu’on commence à avoir peur de ne pas réussir. Notre cerveau en profite alors pour imaginer 1 000 scénarios catastrophes

Mais quand commence-t-on a douter de soi ?

J’ai lu que pour solidifier la confiance d’un jeune enfant, il fallait éviter les phrases du type : « fais attention, tu vas tomber » ou « attention, tu vas renverser ton verre » et les remplacer par « garde bien ton équilibre  pour monter les escaliers » ou « tiens ton verre avec tes deux mains ».

La différence entre les deux ?

Les premières phrases sous entendent que l’enfant est maladroit, elles lui prédisent un échec, sa confiance chute, et il trébuche en tentant de monter les escaliers. On lui dit qu’il va renverser son verre, c’est une certitude, et il le renverse.

Dans les phrases corrigées, on ne juge pas, on explique à l’enfant quoi faire pour réussir : garde ton équilibre, place tes deux mains sur ton verre.

C’est simple, finalement.

Sauf que nous avons plutôt tendance à nous parler de la première façon : en soulignant nos défauts et en formulant des tas de prédictions négatives qui reflètent nos peurs. Et c’est, entre autres, ce qui plombe notre confiance en nous et notre estime personnelle.

Et si on apprenait à se parler avec bienveillance ?

C’est effarant le nombre de commentaires négatifs que nous pouvons formuler à notre égard en une journée.

Quand je suivais des régimes restrictifs, je me traitais de bonne à rien lorsque je craquais sur des aliments interdits ou lorsque je n’étais pas assez motivée pour faire du sport.

Et j’en voulais à mon corps. Qu’est-ce que j’ai pu en vouloir à mon corps lorsque la balance n’affichait pas le poids attendu !

Aujourd’hui, je me suis libérée de ça. Je me suis réconciliée avec mon corps et cela fait un bien fou. Je vous parlerai bientôt du long chemin qui m’a amenée à traiter mon corps comme mon meilleur ami.

Ça ne m’empêche pas d’être déçue lorsque je ne perds pas de poids, mais la différence, c’est que je ne me flagelle plus. Et quelle différence !

Essayez, vous aussi, et observez ce qui se passe. Faites attention à ne plus vous rabaisser lorsque vous vous parlez à vous-même. Ne laissez pas vos peurs prendre le dessus.

Donnez-vous des indications claires et précises lorsque vous devez réaliser quelque chose qui vous stresse et projetez-vous en train de réussir.

Prenez vraiment une minute pour vous projeter en train de réussir. Ça change l’état d’esprit de manière assez radicale.

Et je vous assure que ça aide aussi grandement à la perte de poids.

Soyez positive et bienveillante envers vous-même, vous vous offrez un joli cadeau en désirant perdre du poids : vous souhaitez prendre soin de vous en manger mieux et en bouger. Tout ça, c’est du positif !

Ce n’est pas facile tous les jours, certes, mais l’intention de départ est positive, alors félicitez-vous et continuez !

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Je croyais que lorsque j’aurais un corps parfait, ma confiance en moi grimperait en flèche.

8 commentaires sur “Je croyais que lorsque j’aurais un corps parfait, ma confiance en moi grimperait en flèche.

  • 23 octobre 2015 à 13:56
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    Utiliser des phrases positives plutôt que négatives fonctionne aussi très bien avec les enfants,c’est tout l’enjeu de l’éducation bienveillante. Mon compagnon est toujours étonné de voir que notre fille m’obéit plus facilement… mais comme je lui parle de ce qu’elle fait bien, au lieu de râler parce qu’on a deux minutes de retard ou parce qu’une coquillette est tombée par terre, forcément ça fonctionne mieux avec moi 😉

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    • 25 octobre 2015 à 14:51
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      J’ai plongé dans l’éducation bienveillante pendant ma grossesse et j’en suis ressortie convaincue que c’était comme ça que je voulais élever ma fille. Après le chemin est long pour casser les automatismes que j’ai hérités de ma propre éducation, mais tranquillement, je m’adapte. Et tout le monde est impressionnée de voir à quel point ma fille est agréable à vivre, elle adore rencontrer de nouvelles personnes et je suis convaincue que l’éducation bienveillante qu’on essaie de lui donner y est pour quelque chose. 🙂

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  • 23 octobre 2015 à 14:58
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    C’est intéressant cette réflexion… en effet tout au long de notre vie on nous fait voir ce qu’on ne fait pas bien ou nos possibilités d’échec et on finit par ne plus voir que ce coté là des choses…
    Un joli article 🙂

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    • 25 octobre 2015 à 14:51
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      Merci Mélanie 🙂

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  • 23 octobre 2015 à 17:55
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    Tu as exactement le bon état d’esprit maintenant. C’est pas facile d’arriver à ce point là, ça demande beaucoup d’efforts surtout quand on a eu des TCA avant !
    Keep going 🙂

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    • 25 octobre 2015 à 14:52
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      Merci pour ton commentaire, Léa 🙂

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  • 24 octobre 2015 à 00:17
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    Il est tard, je me suis (encore) perdue sur google.. et je tombe sur ce blog! J’ai hâte de le découvrir, je sens que je vais y apprendre plein de choses 🙂

    Pour réagir à l’article, mon parcours est inversé: plus jeune, je ne doutais pas vraiment de moi (je fonçais tête baissée… donc pas le temps de douter hi hi!), et avec les années (et les kilos accumulés) tout s’est barré! j’ai entamé un rééquilibrage alimentaire il y a un mois, et j’espère bien retrouver un peu de confiance en moi!!!

    a tout bientôt et merci pour tous ces conseils 🙂

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    • 25 octobre 2015 à 14:57
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      Eh eh, contente que tu sois arrivée ici au détour de tes pérégrinations. Bienvenue 🙂
      Bonne chance pour ton rééquilibrage alimentaire !

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